Les seuils d’épandage ont été bénéfiques pour toute la population de la vallée d’Amsouyoufa. Cette année la pluviométrie a été médiocre, mais les seuils ont retenu assez d’eau, ce qui va prolonger la présence d’eau jusqu’en janvier, alors qu’avant, déjà en octobre on n’avait plus d’eau ! Cela va permettre de voir augmenter les rendements de nos champs et aussi de prolonger la durée d’abreuvement du bétail sur place. De plus, on a constaté un autre changement induit par les seuils d’épandage : la présence de poissons au niveau du wadi (rivière).

« Le travail d’une femme, ici, c’est d’aller aux champs, labourer et aussi s’occuper des travaux ménagers. Tout ce qu’on gagne, c’est pour nourrir notre famille et pour mieux vivre dans notre ménage. J’ai 45 ans et j’ai 8 enfants, 4 filles et 4 garçons. Ils vont tous à l’école. Mon mari est décédé. C’est moi qui nourris toute la famille.

Nous cultivons avant tout pour la consommation, mais si on a un surplus, on le vend, et avec l’argent qu’on gagne on fait des dépenses pour la santé des membres de notre famille, pour l’équipement de la maison…

J’ai vu les seuils et j’ai observé un changement : l’eau de pluie reste plus longtemps, 3 mois de plus par rapport à avant, et cela nous permet d’abreuver nos animaux et on en profite aussi pour les cultures de décrue tels que le gombo, les concombres, la pastèque et l’oseille. En effet, grâce aux seuils d’épandage, pendant la saison sèche on peut faire du jardinage, ce qu’avant on ne pouvait pas faire à cause de l’absence d’eau. Désormais on peut cultiver de la roquette, des haricots, des tomates, des concombres, de l’oseille et de la pastèque. La saison passée j’ai eu des rendements qui m’ont permis de faire mieux vivre ma famille. Je continue à travailler les champs avec beaucoup de motivation et d’espoir.

Mme Djouma YAHYA, productrice d’Assartini


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